Un Pôle Métropolitain, comment et pour quoi faire ?

Le pôle métropolitain s’appuie sur une structure légère, souple et peu coûteuse. Il prend la forme d’un syndicat miste spécifique dans lequel chaque établissement  public de coopération intercommunale (EPCI) peut adhérer pour tout ou partie des compétences ou actions. De même, d’autres intercommunalités peuvent échanger avec ce Pôle Métropolitain sur certains axes définis qui les intéressent, et l’adhésion de nouveaux membres est possible par accord unanime des EPCI constituant le Pôle Métropolitain.

Le Pôle Métropolitain constitue un nouveau levier de développement pour les trois territoires concernés. Il permet de mieux répondre aux problématiques transversales grâce à une organisation coordonnée autour de divers axes de travail et de développement (voir ci-après). Ses objectifs sont ainsi de renforcer les pôles universitaires, s’assurer d’une parole commune sur les questions économiques, mais aussi de tenir une position sur la défense d’enjeux structurants tels que le développement de lignes ferroviaires, les autoroutes ou l’avenir du site de Clairvaux….

Enfin, dans un contexte de baisse des dotations, la mutualisation des services (moyens humains et matériels) entre le syndicat et ses membres est autorisée

Les étapes

Mars 2017 : délibérations concordantes des EPCI fondateurs
7 avril 2017 : signature du pacte de coopération
D’avril à septembre 2017 : mise en place des différents groupes de travail
Septembre-octobre 2017 : vote des projets de statuts par les différents conseils communautaires
19 octobre 2017 : dépôt des délibérations exécutoires à la préfecture de l’Aube. Les régions et départements ont été saisis par la préfecture de l’Aube le 6 novembre, ils disposent de trois mois pour donner leur avis sur la création du pôle

Février 2018 : création par arrêté préfectoral du pôle Métropolitain Bourgogne – Sud Champagne – Portes de Paris

Paroles d’élus

« Le bassin de vie est partagé sur l’aménagement des infrastructures, le tissu économique et l’évolution des jeunes. Ce rapprochement est évident. » François Baroin

« Nos territoires se trouvent à un carrefour ; cependant, il ne doit pas être uniquement un passage mais plutôt un carrefour de projets. » Christine Guillemy

« Il est nécessaire d’affirmer une identité intéressante et de créer des zones tampons face aux métropoles. » Marie-Louise Fort

 

Le  conseil métropolitain, comment ça marche ?

Le pôle métropolitain fonctionne par la coopération autour d’intérêts communs afin d’organiser le territoire de manière plus structurée et mieux coordonnée.

Chaque EPCI désigne, au sein de son conseil communautaire, des délégués qui siègent au sein du conseil métropolitain.
– Le président est élu par les membres du conseil métropolitain

– Le bureau métropolitain rassemble le président + 3 membres élus par le conseil métropolitain

– Le conseil métropolitain est constitué de 15 délégués titulaires + 7 délégués suppléants

Troyes Champagne Métropole (7 titulaires + 3 suppléants)
Le grand Sénonais (4 titulaires + 2 suppléants)
Chaumont, bassin nogentais, bassin de Bologne-Vignory-Froncles (4 titulaires + 2 suppléants)

Les groupes de travail

Sept groupes de travail ont été constitués autour de sept axes de développement. Leur objectif, mener des réflexions et actions partagées sur des thématiques structurantes, afin de favoriser l’émergence de projets d’intérêt métropolitain à l’échelle la plus pertinente.

2 pilotés par Sens
– Gouvernance, bonnes pratiques, coordination, communication institutionnelle
Développement économique : structuration de filières innovantes (pôles d’excellence et de compétitivité, clusters…), développement du haut-débit.

2 pilotés par Chaumont
– Mobilité et transports :
suivi des dossiers de la ligne ferroviaire 4, de la liaison autoroutière Troyes-Auxerre-Bourges…
– Equilibre territorial et ruralité : redynamisation des centres-bourgs, soutien au développement des services publics, notamment médicaux.

 

3 pilotés par Troyes
– Tourisme :
valorisation des richesses des différents territoires, création de circuits touristiques à l’aide de « pass Tourisme », exposition d’intérêt national à Sens et Troyes sur les Sénons…
– Transition énergétique : reconnaissance du secteur de la bioéconomie, le territoire accueillant la quasi-totalité des sources énergétiques (nucléaire, bio raffinerie, éolien, photovoltaïque, biomasse et méthanisation).
– Enseignement supérieur : soutien à l’innovation, à la recherche et au développement, meilleure répartition entre l’offre et la demande étudiantes, renforcement des structures R&D.