#FierdeTroyes, la 4e édition s’affiche en… #FierdeTroyesLaChampagne

Née l’an dernier au moment des Nuits de Champagne, #FierdeTroyes s’était donné pour objectifs de mettre en avant ceux qui sont Troyes et qui font Troyes pour faire découvrir notre territoire avec la bonne humeur, la convivialité, la créativité et l’authenticité qui caractérisent notre Champagne.

Parce que si notre territoire, cœur de la Champagne historique, situé à 1h30 de Paris, a bien des atouts à faire valoir, notamment patrimoniaux et commerciaux, (dont les 65 000 m2 de magasins d’usines pour lesquels on nous connaît souvent uniquement) sa première richesse sont ceux qui y vivent.

Les campagne #FierdeTroyes jouent sur la mise en scène de ceux qui sont Troyes et qui font Troyes, talents témoignant des divers savoir-faire de nos 81 communes.

 

Après trois premières campagnes, l’une centrée sur la ville de Troyes, la seconde sur le territoire étendu de Troyes Champagne Métropole, la troisième inscrite dans le cadre de la démarche partagée entre Ville de Troyes, agglomération et département de l’Aube « Troyes et l’Aube en mode JOP » et déjà 15 ambassadeurs ; de Jean Tirole à Pascal Caffet et en passant par Anissa Bruley ou Raphaël Monny et Lucie Vaillant Bultel, tous deux espoirs olympiques, #FierdeTroyes revient… mais pas seule.

Si 5 personnalités ont encore joué le jeu de la photo décalée, dans des lieux emblématiques de notre territoire, parfois inattendus, reflétant ses richesses patrimoniales et la variété de ses paysages (urbains, verts), assurés par le duo de photographes local Le Bonheur des Gens…  Cette fois, c’est unie avec la marque d’attractivité touristique Troyes la Champagne qu’elle se présente. Cette 4e campagne est donc #Fier(e)deTroyeslaChampagne

Quoi de plus logique puisque #FierdeTroyes parie sur l’humain et que la volonté de la marque touristique est de faire découvrir notre Champagne conviviale et authentique ?

Voici nos 5 ambassadeurs, tous fiers et dont nous le sommes tout autant !

Alban Michon

Il a fait de la terre son terrain de jeu et des expéditions impossibles son credo. Amoureux de la nature et défenseur des pôles, Alban Michon, est le spécialiste de l’extrême. En 2010, il embarque pour une aventure de 45 jours au Pôle Nord géographique. Puis en 2012, c’est destination le Groenland pour l’expédition « Le Piège Blanc ». Il a dirigé pendant 15 ans l’école de plongée sous glace de Tignes en Savoie et en a fait un véritable centre d’entraînement pour les équipes de plongeurs des expéditions polaires

Qui est Alban Michon ?

« Qui suis-je ? Vaste question. Certainement quelqu’un qui souhaite réaliser ses rêves et rester libre. La vie passe trop vite et il me semble important de ne pas attendre la retraite pour réaliser ses envies. C’est pour cela que je passe mon temps à écrire sur une page blanche mes prochains projets.
Chaque fois, je réalise des films et des livres qui peuvent donner envie au grand public de se dépasser et de croire en soi. Le partage pour moi est primordial. Je ne suis pas autrement que les autres et si je réussi mes objectifs, chacun d’entre nous peut le faire à son niveau. On a tous au fond de nous un trésor, il faut juste aller le chercher, le découvrir et l’exploiter avec bienveillance. »

Quel est ton lien avec Troyes (ou plus largement avec les 81 communes du territoire !)

« Je suis né à Troyes et j’ai vécu avenue des Lombards. J’ai passé toute mon enfance entre l’école des Chartreux (devenue Jacques-Yves Cousteau, NDRL), Marie-Curie et le lycée des Lombards.
J’ai appris la plongée avec le SUBA Troyes et j’ai énormément pratiqué au Lac de la Forêt d’Orient. Je suis parti vers 19 ans après avoir travaillé quelques temps pour Jacquot, en tant que facteur ou éboueur. J’ai encore toute ma famille à Bréviandes et je viens plus ou moins régulièrement les voir. »

Qu’est-ce selon toi, un explorateur ?

« Il y a selon moi une différence entre aventurier et explorateur. L’aventurier est plutôt dans une démarche personnelle. Un défi sportif ou à la recherche de l’exploit et du record. L’explorateur peut-être un aventurier mais pas l’inverse. Celui-ci à une mission scientifique et sert à la cause ou à la connaissance. L’idée est d’apporter des informations aux chercheurs dans des endroits plus ou moins difficile d’accès. Si l’on veut protéger le monde il faut connaitre son évolution là où la science n’a que trop peu de retour.  Le monde est encore à découvrir et à comprendre. Chaque année, on découvre de nouvelles espèces ou on cartographie des lieux encore mal connus par exemple. »

Comment passe-t-on de la piscine des Chartreux au lac Baïkal ?

« En prenant l’avion… ! On passe de la piscine des Chartreux au lac Baïkal en plusieurs années. Tout d’abord, j’ai découvert la plongée sous glace aux Terres Rouges à Clérey. Ensuite et après m’être formé à la plongée à Troyes, je suis parti passer mon monitorat puis j’ai racheté une école de plongée sous glace en Savoie. J’ai appris à connaitre cet univers de cristal et j’en suis tombé amoureux. J’ai ensuite voulu découvrir la glace dans différents endroits du monde afin de mieux la connaître et la comprendre. Elle est passionnante car elle joue sur le climat. Le bruit, le relief, la couleur n’est jamais la même en fonction de l’endroit où l’on plonge. Et travailler avec les Russes m’a beaucoup appris pour la suite de mes aventures. »

Quel est ton plus beau souvenir d’exploration ?

« J’en ai plusieurs mais je garde en mémoire ma rencontre et ma nage avec un ours polaire au Groenland. Il s’est arrêté à trois mètres de moi dans l’eau quand je remontais d’une plongée et nous nous sommes regardés avec passion et curiosité. Ce face-à-face a duré quelques secondes mais ce moment a semblé une éternité. »

Quel est ton prochain défi ?

« Une grande aventure de plusieurs mois en équipe et encore une fois dans le monde polaire. L’idée est de se rapprocher des conditions les plus extrêmes de la planète et de travailler pendant la nuit polaire sur la banquise. Il y a aura des chercheurs, des scientifiques et ce sera une expédition qui va tester les prototypes qui feront le monde de demain. J’ai prévu un départ pour 2023 si tout se passe bien. »

As-tu une anecdote sur le lieu où tu as été photographié ?

« Ah, ah, ah, je ne peux pas tout dire mais me retrouver habillé en doudoune dans un lavoir alors qu’il fait 20 degrés dehors est une expérience assez chaude. Pour l’anecdote sur cette photo, heureusement que j’avais prévu un escalier souple à accrocher à la corde car vous m’avez pris pour un gymnaste qui était capable de rester accroché pendant 20 minutes sans bouger alors que je ne suis qu’un explorateur ! »

Pourquoi avoir accepté de faire partie de cette campagne #FierdeTroyesLaChampagne ?

« Tout d’abord pour l’argent… (cette prise de vue n’est évidemment pas payée, NDLR). Plus sérieusement, il y a beaucoup de talents à mettre en avant et les territoires peuvent être fiers d’avoir des représentants qui excellent dans leur domaine. Donc j’ai aimé la démarche qui peut donner l’envie de croire en soi et j’ai aussi beaucoup aimé le côté décalé. C’est ce qui me représente. »

Tes 3 mots pour définir notre territoire.

« Histoire, rayonnant, surprenant »

Contact :

albanmichon.com
https://www.facebook.com/alban.michon/


Le lieu, le lavoir de Vannes

Le lavoir de Vannes, situé sur la commune de Sainte-Maure se trouve sur le bord du Melda, affluent de la Seine. Le Melda fait 24,3 km de longueur et traverse les communes de Chauchigny, Saint Benoist sur Seine, Savières, Lavau, Saint Lyé, Villacerf, Mergey et Sainte Maure.
Ce lavoir qui date de 1912 a été restauré en 1995.
Le bardage a été refait en bois d’aulne, les poteaux en chêne ce qui lui donne un bel aspect bucolique, d’autant qu’il est situé sur la prairie surplombant la rivière du Melda.
Il repose sur le talus du chemin par un massif en maçonnerie de briques et de pierre et se prolonge par une sorte d’esplanade menant au bac flottant réglé par des poulies et filins d’acier.

L’ossature est construite sur plusieurs niveaux :

  • Un niveau de potence sur pieux fichés dans le lit de la rivière.
  • Un niveau de poteaux de croisées réglé symétriquement et distribuant les ouvertures
  • Enfin, une charpente assez complexe

Car les lavoirs, c’est out une histoire… C’est à partir du XIXe siècle que ce lieu de labeur va commencer à être aménagé.
Auparavant, les femmes lavaient leur linge à la fontaine, à la rivière, à la mare mais les inconvénients s’avéraient assez conséquents : l’eau y était souillée par les savons et les différents germes.
À la fin du XIXe siècle, on commence à s’interroger sur la qualité de vie, à l’amélioration dans la santé publique. C’est la période de l’hygiénisme.
Ainsi sous Napoléon III, en 1851, un crédit de 600000 Francs est voté pour la construction de lavoirs publics.
À partir de 1890, chaque village installant un lavoir sur sa commune se doit d’obtenir une autorisation du Conseil Départemental d’Hygiène.
C’est alors un lieu exclusivement féminin : on s’y rencontre, on y plaisante, on y échange, c’est le lieu des cancans…  c’est un lieu d’échange et de vie.
Auparavant, tâche qui s’accomplissait dans l’isolement, désormais, on fait attention au linge que l’on lave, car on est entouré et les langues sont bien pendues.
Avec l’apparition des lavoirs publics, cette tâche devient un travail organisé.
En fonction des possibilités, ces lavoirs ont été installés soit dans le village ou à proximité mais toujours dans un lieu facilement accessible.
Le système de captage d’eau était à la base de son implantation (rivière, source, étang…). Très souvent des travaux étaient nécessaires pour amener l’eau ou la canaliser.
Le choix du lieu se faisait en fonction de l’écoulement et de la limpidité de l’eau.
Certains de ces lavoirs étaient érigés avec un certain confort. Parfois une cheminée permettait de faire bouillir l’eau ou de se réchauffer par temps froid, des barres  permettaient d’y poser le linge, parfois on pouvait y trouver un cabinet d’aisance et parfois même des abreuvoirs pour y faire boire les animaux.
Ces lavoirs ont pratiquement tous été abandonnés un siècle après leur construction par la réglementation en matière de l’utilisation de l’eau et puis avec l’apparition des machines à laver. Ils alors ont très souvent été affectés à d’autres utilisations : local communal, remise pour les pompiers, habitation…

Merci à Sylvie de Troyes Champagne Tourisme

Emy, tatoueuse

Confiez-lui votre histoire… Émy la gravera sur votre peau. Avec de grands yeux ou des oiseaux… et tout son cœur !

Qui est Émy ?

« Mon véritable prénom est Émelyne. Je suis née à Troyes le 15 septembre 1985, j’habite donc cette ville depuis toujours ! »

Comment devient-on tatoueuse ?

« Bien qu’ayant toujours dessiné, j’ai découvert le tatouage sur le tard et débuté un peu par hasard il y a 6 ans. J’aborde le tatouage sous un angle, une vision très illustrative… J’aime raconter une histoire avec mes dessins, mais sur la peau. Je mets mon art au service des gens afin d’illustrer des moments de leur vie.
À l’époque, je travaillais au service comptabilité d’une Mairie. Ne pensant alors pas du tout en faire mon métier, j’ai pratiqué cette activité en parallèle de mon travail pendant 3 ans.
Finalement j’ai tout lâché pour me consacrer uniquement à cette passion en 2016. Depuis j’ai mon local « L’atelier  »  au centre-ville de Troyes, rue du Général de Gaulle. »

Pourquoi t’es-tu installée à Troyes ?

« Troyes est ma ville natale, celle de mes enfants et de mon mari également ; mais il n’est toutefois pas natif de la Région.
J’ai eu le choix de partir mais cette ville à taille humaine est dans mon cœur et je m’y sens bien.
Je sais que pour mes enfants il y a beaucoup de possibilités que ce soit en mode de garde pour les tout-petits, en termes d’écoles et études supérieures. L’immobilier reste encore accessible également.
Ma clientèle se déplace de toute la France pour venir à mon salon et la proximité avec Paris est plutôt pratique. Le fait que mon local se trouve à 5 minutes à pied de la gare c’est un grand plus ! »

3 mots qui définissent notre territoire

« C’est une ville authentique, riche et dynamique, avec un superbe centre-ville et je suis fière de pouvoir le faire découvrir c’est toujours une agréable surprise pour les personnes qui viennent se faire tatouer chez moi, souvent de loin. »

Pourquoi as-tu accepté de participer à cette campagne ?

« Je suis heureuse de pouvoir participer à cette campagne qui permet de valoriser notre territoire.
Pour beaucoup, Troyes se résume aux « magasins d’usines », c’est un fait mais notre territoire c’est tellement plus ! Il y a un centre historique, une histoire, les lacs et forêts et les vignobles. C’est aussi une ville très chaleureuse dans laquelle on est sûr de passer un agréable séjour et j’encourage vivement à venir la découvrir.
Pour la campagne nous avons choisi d’insérer un de mes oiseaux « façon Emy » au superbe vitrail de la Maison Rachi. C’est un honneur d’allier mon travail à celui de ce lieu. Mes oiseaux sont un peu ma « marque de fabrique », lorsque j’ai commencé le tatouage j’aimais particulièrement les dessiner, tout rond et tout doux. J’en insérais dans chacune de mes pièces, il reste un motif toujours très demandé. »

Contact :

https://fr-fr.facebook.com/emytattooart/


Le lieu, le vitrail de la Maison Rachi

La « Route médiévale juive de Rachi en Champagne » est un réseau de sites et de collectivités qui œuvrent pour le développement et la valorisation de la mémoire et du patrimoine juif en Champagne.
Aujourd’hui, la Maison Rachi, premier point d’ancrage de cette Route, invite à découvrir à travers son exposition permanente les travaux de Rachi, exégète du 11e siècle dont les commentaires de la Bible font toujours référence aujourd’hui.
L’héritage immatériel des communautés juives des XXIe et XXIIe se retrouve dans l’ensemble du Département. Les villages de Ramerupt, Dampierre ou Villenauxe-la-Grande sont les témoins de la présence des descendants de Rachi.

D’autre part, le département de l’Aube en Champagne peut légitimement revendiquer le titre de capitale européenne du vitrail. Depuis la cathédrale de Troyes jusqu’aux modestes églises rurales, le département présente en effet une collection de vitraux unique en Europe. Au cœur de Troyes, la Cité du vitrail réaménagée ouvrira ses portes en 2021 pour proposer parcours permanent didactique et pédagogique pour appréhender cet art de la lumière.

La Maison Rachi fait donc le lien entre ces deux trésors de notre territoire à travers le vitrail Rachi qui reprend la généalogie du maître.

La création par Flavie Vincent-Petit
« Ce projet était très ambitieux et devait être réalisé dans un temps très court. Le comité scientifique de la Maison Rachi m’a fourni un arbre généalogique de la descendance de Rachi, validé par Gérard Nahon, professeur émérite à l’école pratique des hautes études, Sorbonne. Ne sont cités dans cet arbre que les noms des descendants de Rachi attestés par les textes et bien documentés. Pour le reste j’ai eu carte blanche.

Je souhaitais montrer la descendance de Rachi sous une forme foisonnante et non figée. Lorsqu’une branche n’est pas documentée cela ne veut pas dire que la descendance s’arrête. C’est simplement que nous n’en avons pas de trace avérée. Les feuillages et les oiseaux m’ont permis de montrer cette continuité sans trahir les sources.

Cette œuvre se voulait également didactique. J’ai choisi de faire un code couleur par génération afin que le visiteur puisse identifier rapidement les degrés de la généalogie. Chaque descendant de Rachi est inscrit en français et en hébreu. Les deux alphabets créent un rythme graphique.

J’ai choisi pour cette œuvre un style d’une fraîcheur spontanée toute médiévale, comme les traits d’une enluminure ou d’une peinture murale. Je l’ai conçue comme un panneau de vitrail du XVIe siècle : une trame de fond géométrique qui fait transparaître une rigueur rassurante et une structure métallique qui souligne le dessin et joue avec. Seule l’échelle change : un panneau de 80 cm est ici un mur de 3 m, le plomb est remplacé par une structure en acier mais à pannetons-clavettes comme au Moyen-Âge. Nous sommes dans la grande tradition de la peinture sur verre champenoise, grisaille et jaune d’argent, revisitée par des techniques plus modernes, des verres industriels et des grisailles multicolores. »

Monumental, dense mais lumineux, le vitrail de la postérité de Rachi a suscité des réactions émerveillées de la part de l’ensemble des visiteurs, et constitue un œuvre d’art à part entière dans cette magnifique réalisation qu’est la Maison Rachi.

Maison Rachi : http://rachi-troyes.com/
Merci au CDT : http://www.cite-vitrail.fr/
Et à Flavie Vincent-Petit – Peintre verrier : https://www.mvpsas.com/